Want - Ted

Wanted




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Ce blog n'est pas un appel à mon courant de pensée. Ce blog n'est pas non plus un blog divertissant. Ce blog n'a aucun sens. Ce blog est issu de n'importe où, quelque part dans les abîmes de mon profil psychologique délabré. Ce blog est juste un blog. Ce blog est plus que ma vie; ce blog est mon carnet de voyage spacio-temporel. Ce blog est en quelques sortes mon Carnet de Pensage. Ce blog à un titre qui signifie tout et rien à la fois.

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Where is Ted ?

# Posté le mercredi 14 mai 2008 03:08

Qui suis-je ?

Who are we ?


Existe-t-il un moment donné dans notre vie pendant lequel nous pouvons prétendre être une personne se démarquant de la moyenne ?
Il y a et il fut des Hommes mythiques et Grands: Pasteur, M.Luther King, Einstein, Soeur Thérésa, Lincoln...
Mais étaient-ils réellement grands de façon innée ou est-ce que seuls leurs actes les poussèrent au rang de Légendes ? Si tel est le cas, alors pourquoi parle-t-on de "Grands Hommes" plutôt que d'évoquer le fait de "Grands actes" ?
Bien que tous aient fait avancer le Monde, ne sont-ils pas aussi de simples humains comme les autres ? Alors, pourquoi ? Pourquoi mettre en avant leur personne plutôt que leurs actes en laissant aux "autres" le sentiment qu'ils ne sont personne et que seuls les actes des Grands comptent ?
Cessons ce courant de pensée. Nous sommes tous "quelqu'un". N'importe qui d'entre nous pourrait être demain le Che du XXIe siècle. Et, semblable à cette idée, n'importe qui d'entre nous pourrait être le nouveau Fürher qui massacrera des millions de personnes.
Bons ou mauvais, c'est n'est pas "nous" qui marquerons le futur mais nos actes. Beaucoup pensent qu'ils finiront par s'engourdir dans la routine du travail, de la famille et de tout ce qui s'en suit: ils seront alors à leur tour des moutons de la socièté.
Regardez maintenant autour de vous. Je prendrais comme exemple ma grand_mère. Bien que je n'eusse plus aucun rapport avec elle, et bien que la vie ne me poussera peut être plus à revenir vers elle, à mes yeux, c'est une Grande femme. Elle est humaine et présente par conséquent des défauts, comme tout être humain. Cependant, elle a su éduquer ses cinq enfants dans la pauvreté et les a chérit les uns comme les autres. Elle s'est saignée aux quatre veines pour eux et aujourd'hui encore, à quatre-vingt ans passés, elle ne cesse pas.
Elle ne recevra pas d'hommages à la télévision, seuls ses proches pleureront son décès, et alors ?
Ce n'est pas la société qui définit la notion de "Grand", ni le regard des autres, mais seulement nos actes.

Seuls les actes définissent un Grand Homme, et, aux yeux d'au moins une personne, nous sommes forcément son Grand Homme.


...Just we.
Qui suis-je ?
# Posté le mercredi 14 mai 2008 04:08

Carnet de Pendage

Carnet de Pendage
Petit pommelier, cher petit pommelier...




Comme une envie de me pendre...Je suis perdue, j'aimerais vivre avec les fantômes du passé plutôt que de regarder en face le futur.

Une seule bonne raison d'ouvrir les yeux, une seule bonne raison de vouloir le faire, et je le ferai. Trouvez-moi cette raison puisque pour moi, elle ne semble pas évidente.

Je ne veux pas oublier ce que mon passé est et pourtant, je sais qu'il le faut. Que quelqu'un m'aide, n'importe qui, un dieu, un enfant ou même un rêve, que quelque chose me sorte de cette prison de souvenirs perdus !

Comment ai-je pu croire qu'un futur meilleur m'attendais ? Comment ai-je pu, à cette idée, négliger chacun de ces moments merveilleux en pensant qu'ils n'étaient que les premiers d'une longue liste ? Bien sûr qu'ils ne seront pas les derniers mais, aujourd'hui, quelques années plus tard, je prend conscience que chacun des moments que nous passons dans notre vie ne devient que beaucoup trop vite un souvenir qui s'efface.


J'aurais dû aimer et j'ai méprisé.
J'aurais dû savourer, au lieu de ça, j'ai consumé trop vite.
J'aurais dû apprécier et j'ai attendu la fin.


J'ai cette impression d'avoir tout raté. Je ne comprends pas comment, ni pourquoi. Aujourd'hui, je ne veux pas faire semblant, j'aurais tout le temps pour le faire demain.
Ce soir je veux hurler ma peine, je veux avoir le courage de voir la vérité en face et avouer que la peur me paralyse. Peur de ce futur inconnu dont tout le monde me parle sans savoir le définir. Peur du passé qui s'en va, peur de cette peur qui me rend impuissante.
Je ne veux pas qu'on me plaigne, mais j'ai besoin de le dire. Pour la première fois, je voudrais en parler mais une fois de plus les mots me manquent.
Demain, je serai de nouveau celle que tout le monde prefère voir. Ce Monde ne veut pas de soupirs, il est impitoyable et ne pardonne pas les faiblesses d'âme. Alors je lui sourirai. Je lui montrerai que tout va bien. Je briderai mon coeur et le saignerai jusqu'à qu'il se taise et arrête de pleurer lachement.
Je le regarderai de haut et le mépriserai de ce manque de fierté. Puis, quand le soir assombrira le ciel, je tenterai de panser ses plaies et lui demanderai de me pardonner. Je pleurerai avec lui afin de le soulager.

Mais, je sais déjà qu'une fois encore, il ne me pardonnera pas...Il deteste celle que je suis devenue tout autant que je me deteste.



Pardonne-moi mon coeur...pardonne-moi car je veux t'assassiner.


...et j'y parviendrai.
# Posté le dimanche 18 mai 2008 03:27

Comme une envie d'écrire à tous que demain je ne serai plus...Laissez-moi imaginer que je ne suis plus, laissez-moi rêver qu'ailleurs je m'en suis allée.

Comme une envie d'écrire à tous que demain je ne serai plus...Laissez-moi imaginer que je ne suis plus, laissez-moi rêver qu'ailleurs je m'en suis allée.

Je ne suis plus là...Je suis partie...D'en haut je vous observe, allongée sur un nuage. Je vous cherche des yeux, je me questionne. Mon départ soudain, si soudain, qu'à-t-il changé ? Je ne suis plus là, je suis partie...

A toi cher passant qui traverse cette route, tu marche l'air hagard, sans savoir où tu va, tu ne semble pas voir ce qu'il se passe. Comment est devenue la Terre en bas ? Le Monde tourne-t-il toujours sans se soucier des gens qui l'habitent ?

A toi, oiseau des airs, à toi, qui lisse tes plumes nerveusement, l'air se fait-il rare de ton coté ? Qui sait si demain encore tu pourra glisser dans le ciel ? Le soleil est-il resté le même ? Ses rayons sont-ils caressants et chauds par les lendemains de pluie ?

A toi, chère Mère, à toi que j'ai renié, je te vois assise à ton bureau. Fais tu les comptes ou bien fais tu semblant de les faire ? Je ne vois pas ton regard, je ne vois que ton corps frêle et cassant. Tes cheveux blonds relevés sur ta nuque et tes lunettes sur le nez. D'un geste, tu joue avec tes bagues. Est-ce un geste nerveux ? Est-ce un geste d'habitude ? Je voudrais tant voir ton visage, y lire de la peine ou de l'insouciance mais y lire quelque chose...Mais je ne peux le voir, j'ai peur. Ta vie est-elle restée la même après mon départ ? Sais-tu seulement que je suis partie ?
Les blessures infligées à ton corps ont-elles suffit à apaiser les meurtrissures de ton âme ?

A toi cher Père, à toi...Où est tu cher père, où est-tu ? Même de là haut, je ne te vois plus.
J'ai beau scruter, j'ai beau chercher, je n'aperçois même pas le reflet de ton ombre. La maison est vide, elle semble la même, rien n'a changé. Ta voiture n'est pas là. Comme toujours, tu a dû aller travailler. Je te cherche à travers la ville mais tu m'est invisible, tu as disparut. J'ai mal, j'aimerai pleurer mais je ne peux pas. Puis finalement une goutte tombe, puis une deuxième et une troisième. Il pleut sur Nouméa. Les passants pressent leur pas mais tu n'est toujours pas là...Même de là haut, je ne te vois plus...

Ma soeur, ma soeur, te voilà. Tu regarde la télévision, tu fume une cigarette, tu te met du vernis ou redessine tes sourcils. Ton téléphone sonne, tu souris en déccrochant. Je déteste cette grâce dont tu fais preuve, je déteste tout ce que tu as et que je n'ai pas. Je déteste cela parce que lui les aimes et les préfères. Toi tu ira loin dans la vie, moi, je suis déjà morte. Je voudrais te sourire mais j'ai mal. Je t'aime mais je te hais. Je l'ai déçut et je l'ai quitté. Toi, tu étais sa préférée, peu importe ce que tu faisais. Ma soeur pardonne-moi car rien n'est juste ici bas.



# Posté le lundi 19 mai 2008 18:27

Une seule interrogation désormais:


Rien n'a changé, je sais qu'il est toujours le même. Il dit m'aimer et pourtant, il joue ce jeu dangereux, je qui pourrait m'être fatal. Devrais-je le suivre ? Devrais-je y mettre un terme ?
Je ne gagnerai rien; j'ai déjà tout perdu.
S'il y parvient, je gagnerai tellement de choses qui me seront ensuite retirées que je ne sais si elles valent la peine d'être connues, à nouveau.

Que dois-je faire ?

Mon coeur me dit que le jeu en vaut la chandelle mais mon coeur est faible et il ne saurait en porter les conséquences si elles devaient s'avérer être désastreuses.
Il a sut captiver l'attention de mon coeur, il a sut réveiller en moi cette passion déchaînée que je m'étais acharnée à brider.
Désormais, seuls quelques liens la retiennent encore. Dois-je l'en libérer ?

# Posté le mardi 20 mai 2008 04:48
Modifié le jeudi 22 mai 2008 02:42